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11/08/2015 par

C'est reparti!!

Voilà, après environ 3 mois et demis passés en Suisse pour moi et 2 mois pour Alexandre, nous voici à nouveau sur le Bonavalette pour de nouvelles aventures.

Après quelques petits travaux (car il y a toujours quelque chose à réparer sur un bateau) à Saint-Martin et la remise à l’eau du bateau, nous nous préparons pour notre navigation vers Cuba. Le seul hic : Une onde tropicale se forme au milieu de l’Atlantique. Pour nous, cela veut dire qu’il y a un risque de formation de cyclone dans les prochains jours dans les Caraibes. Cependant la probabilité de cyclogenèse (et oui nous sommes cultivés…) est très petite (10%) et nous décidons de partir tout de même, non sans organiser un moyen de suivre l’évolution du phénomène grâce à notre ami Tassio qui nous envoie quotidiennement un petit compte rendu par téléphone satellite.

Nous glissons très tranquillement le long de Puerto Rico et Hispaniola pour ensuite entamer notre remontée vers Santiago de Cuba en empruntant le « Jamaica Channel » entre la Jamaïque et Haiti. C’est alors que commencent les problèmes : Comme le vent est tombé, nous décidons de continuer un peu au moteur en longeant la côte haïtienne. Il fait nuit et je suis de quart quand tout à coups, j’entends un drôle de bruit sous la coque. Je décide de mettre le point mort et de voir ce qu’il se passe. En effet, nous avons un filet de pêcheur enroulé dans l’hélice. Je réveille alors Alexandre. Au moment où il sort, nous remarquons qu’un cargo fait route droit sur nous et nous ne pouvons malheureusement pas bouger. Alexandre parvient à appeler le capitaine par VHF afin qu’il change sa route. On a eu chaud.

Je saute ensuite à l’eau pour couper la corde autour de l’hélice pendant qu’Alexandre éclaire l’eau. C’est jamais très rassurant de sauter dans l’eau la nuit en pleine mer, surtout dans des eaux à requin mais nous arrivons finalement à nous défaire du filet. Le lendemain nous pouvons remettre les voiles car un petit vent s’est levé.

La dernière nuit, le ciel se charge de nuage et des éclairs éclatent un peu partout. Il n’y a pourtant pas de vent et nous naviguons au moteur grand-voile haute. Je dors dans la cabine quand tout d’un coup le bruit du vent et la gîte du bateau me réveille. Quand je sors la tête de la cabine, nous sommes droit sous l’orage et le Bonavalette file à 8 nœuds dans un bon force 8 beaufort. Bonne manière de finir la navigation. Heureusement le vent finit par se calmer une heure et demi après.

Enfin Cuba !!! Les premiers contacts en espagnol sont un peu catastrophiques mais nous faisons très vite des progrès. Nous comprenons aussi au fur et à mesure le fonctionnement à deux vitesses de ce pays particulier. Ici il y a les Cubains et les touristes. Ils n’ont pas la même monnaie, ne mange pas aux mêmes endroits, n’utilisent pas les mêmes transports. Non pas que les cubains ne veuillent pas se mélanger (au contraire !). Ils n’ont tout simplement pas accès au même service que nous. Comme exemple, le voyage en taxi depuis la marina vers Santiago de Cuba coûte l’équivalent de 10 francs suisse. Le même trajet en Gua-gua (bus local très intime) coûte environ 1 centime de francs donc milles fois moins. Le paquet de cigarettes (un peu fortes) vaut environ 50 centimes. Conclusion : pour mieux nous intégrer et également faire des économies, nous nous adaptons rapidement le système de transaction cubain. Après quelques jours passés à la marina de Santiago, nous partons vers l’ouest dans l’optique d’arriver 15 jours plus tard à Cienfuegos pour récupérer Michael. Nous avons donc le temps de faire quelques arrêts pour profiter un peu de la côte. Nos 2 premiers mouillages sont un peu décevants car les officiels nous interdisent d’aller à terre. Heureusement nous trouvons un petit village à Cabo Cruz où les gardes-frontières sont un peu moins tendus, surtout qu’ils ont l’air d’apprécier grandement notre rhum des Antilles. Nous pouvons alors faire quelques courses et nous faire livrer du diesel à notre bateau par Juan-Luis, notre nouvel ami cubain. Étrangement, pour ne pas être vu, la livraison se fera de nuit. Il semble être risqué de faire trop de commerce avec les touristes pour les cubains.

Nous continuons notre route vers l’archipel des jardins de la reine. Nous sommes tout seul par ici. En deux semaines passées dans ces parages, nous n’avons croisé aucun autre bateau. Une première ! On pêche, on fait du kite-surf et on passe de mouillage sympa en mouillage sympa. On se fait les bras en montant dans le mat pour repérer les nombreux récifs car les cartes ne sont pas très précises.

Nous sommes à la marina de Cienfuegos depuis 2 jours et récupérons Michael dans 3 jours. Nous pouvons encore rester un mois à Cuba pour visiter la partie ouest et après ça sera probablement le Mexique puis les Etats-Unis. On verra…

A bientôt

Carnet de bord

  • Position:

    22° 08′ 58"N

    80° 26′ 37"E

    Cienfuegos


  • Milles:

    11000


  • Température:

    35°C


  • Météo:

    Très chaud avec de gros orages qui font peur